Vu vendredi, ce magnifique film est pour moi avant tout un superbe plaidoyer contre le traitement des clandestins aux États-Unis. On en ressort avec la conviction intime que si, comme l'a dit Camus, le degré de civilisation d’un pays se mesure à la façon dont il traite ses prisonniers
, l'Amérique de Bush a joué pendant sept ans dans la même cour que bien des pays qu'elle a critiqués et condamnés...
Si ce film est également un hommage vibrant à l'amitié entre les êtres, et à travers eux, entre les peuples, il rappelle que la vie est tantôt généreuse, tantôt incroyablement cruelle, capable de reprendre en un instant ce qu'elle donnait sans compter la seconde précédente.
Ces thèmes ne sont pas nouveaux, mais ils sont servis ici par des acteurs toujours justes, touchants et déterminés, ce qui ne gâche rien !